13 décembre 2011

Les fonds négociés en bourse sont-ils dangereux? (1ère de 2)

Récemment, plusieurs publications ont sonné l’alarme au sujet des fonds négociés en bourse (FNB). Ces critiques visent particulièrement les deux types de FNB qui représentent la plus grande part du marché, soit les FNB « physiques » et les FNB « synthétiques ». Nous reviendrons lors de notre prochaine publication sur les FNB synthétiques, mais aujourd’hui, étudions les arguments de ceux qui redoutent les FNB physiques.

Par : Raymond Kerzérho | 0 commentaires
11 février 2011

Les actions de marchés émergents sont-elles une catégorie d’actif populaire?

Si on en juge par le marché des FNB, la réponse est « oui ». Pour en juger, référez-vous au tableau ci-dessous, qui dresse la liste des cinq FNB ayant les actifs sous gestion les plus importants :

Les deux FNB de marchés émergents totalisent 92 milliards $ sous gestion, un montant qui se rapproche du total des deux fonds de l’indice S&P500 (116 milliards $). En plus, cet actif sous gestion dépasse deux fois l’actif du principal FNB basé sur l’indice EAFE (Europe, Australie et Extrême Orient). Ces chiffres sont hors de proportion, alors que les marchés émergents représentent environ la moitié de la valeur boursière de chacun des indices S&P500 et EAFE.

Ces chiffres résultent peut-être :
a) d’un excès d’enthousiasme envers les marchés émergents et/ou 

b) d’une plus grande propension des investisseurs à investir par le biais de fonds indiciels (proportionnellement aux fonds gérés activement) pour les marchés émergents que pour les marchés développés.

La réponse viendra avec le temps!

 

Par : Raymond Kerzérho | 0 commentaires
10 novembre 2010

Un nouvel article de recherche déboulonne le mythe de la gestion indicielle fondamentale

Un nouvel article publié sur le Social Science Network (réseau basé sur Internet où l’on peut trouver un grand nombre des articles les plus rigoureux disponibles en économique et en finance, il est nécessaire de s'enregistrer afin d'obtenir l'article gratuitement) étudie le rendement relatif de la gestion indicielle fondamentale, de la gestion indicielle équipondérée et d’une brochette d’autres méthodologies que l’on présente comme étant des alternatives à la bonne vieille gestion indicielle classique, basée sur les pondérations du marché. Les chercheurs ont découvert que toutes ces techniques produisent des rendements supérieurs à ceux de la gestion indicielle classique. Toutefois, lorsqu’ils ont analysé les rendements à l’aide du modèle Fama-French d’évaluation des actifs, ces derniers obtiennent un alpha de zéro pour toutes les méthodologies à l’étude. En d’autres termes, les rendements supérieurs de la gestion indicielle fondamentale ne proviennent pas d’une gestion supérieure fondée sur l’exploitation d’inefficiences de marché, mais plutôt d’un degré supérieur d’exposition aux actions (plus risquées) valeur et de faible capitalisation. Ce résultat n’est pas surprenant, car plusieurs auteurs ont relevé cette possibilité par le passé. Mais la surprise vient du fait que cet article ait été publié par Research Affiliates LLC, la même firme qui a longtemps fait la promotion de la gestion indicielle fondamentale en affirmant qu’elle permettait d’exploiter des inefficacités de marché.

L’article averti également le lecteur à propos du risque de devoir encourir des frais d’opération élevés en raison du fort taux de rotation de portefeuille qu’entraîne souvent les stratégies de placement étudiées (appelées « alternative index strategies » dans l’article). Sans surprise, les chercheurs concluent que la gestion indicielle fondamentale produit de loin le taux de rotation le plus bas parmi les stratégies étudiées. J’aimerais mentionner qu’il existe une autre alternative, laquelle n’est pas couverte par l’étude de Research Affiliate, qui est proposée par Dimensional Fund Advisors Canada. Veuillez trouver dans le tableau ci-dessous une comparaison entre les taux de rotation de deux fonds d’actions canadiennes tout à fait comparables : le fonds Claymore Canadian Fundamental Index ETF (lequel utilise la gestion indicielle fondamentale) et le fonds DFA d’actions canadiennes de base (qui utilise une méthodologie propre à Dimensional Fund Advisors).

Une comparaison similaire entre les fonds d’actions américaines et d’actions internationales de Claymore et de Dimensional Fund Advisors Canada produit le même résultat : la méthodologie de Dimensional permet de produire un portefeuille biaisé vers les actions valeur et de faible capitalisation avec un taux de rotation bien plus bas.

Par : Raymond Kerzérho | 0 commentaires
4 octobre 2010

UN nouveau FNB basé sur l'indice S&P/TSX60

Horizon BetaPro a récemment lancé un nouveau FNB basé sur l’indice S&P/TSX60 comportant un frais de gestion très attrayant de 0.07% (en comparaison avec le ratio de frais de gestion de 0.17% pour les iShares S&P/TSX60). Le blogue The Canadian Capitalist explique assez bien les différences importantes entre les produits iShares et Horizon. Un point particulièrement important est que ce dernier ne détient pas vraiment les actions qui constituent l’indice : il détient plutôt la combinaison d’un swap de rendement total et de titres de marché monétaire. En plus de la complexité et du risque de contrepartie du nouveau produit, il est important de noter que ses détenteurs encourront également un risque de crédit sur les titres de marché monétaire détenus par le fonds. Je crois que les investisseurs devraient bien comprendre ces différences et leurs implications avant d’investir dans le produit Horizon.
 

Par : Raymond Kerzérho | 0 commentaires
26 juillet 2010

FNB de matières premières : de graves lacunes

Le magazine Bloomberg Business Week (disponible en anglais) publie un article sur les graves lacunes de plusieurs fonds négociés en bourse de matières premières. Les investisseurs ont parfois subi des pertes, même lorsque les prix des matières premières étaient en hausse. En effet, plusieurs de ces FNB investissent dans les contrats à terme sur matières premières, et non dans les matières premières elles-mêmes. L’écart entre les prix à terme et au comptant causent parfois de graves pertes récurrentes à ces FNB. De plus, l’article allègue que certaines institutions se sont organisées pour tirer profit des lacunes de ces FNB, ce qui aggrave les pertes des détenteurs.

 

Par : Raymond Kerzérho | 1 commentaires
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